La Fresque de l’Afrique

sept 21, 2011   //   par Guillaume GAMBARO   //   Retourner à la catégorie : Brazzaville, Index Général  //  Commentaires fermés
Appellation courante :  La Fresque de l’Afrique
Autre(s) appellation(s) :  Palais de l’Artisanat (ancien)
Année :  1938 (Fresque de 1970)
Période :  2ème quart XXème siècle
Auteur :  Roger Erell
Adresse :  Avenue du Camp (angle)
   Rue de Reims (angle)
   Avenue Amilcar Cabral
   Place Richelieu
Quartier :  Hyper Centre
Arrondissement :  Poto-Poto
Dénomination/ Type Fonctionnel :  Monument
Commanditaire/ Maitre d’Ouvrage :  Foire d’Exposition de Brazzaville
Matériaux Mur :  Fresque en céramique
Matériaux Toit :  Inconnus
Archives : Archives Nationales d’Outre Mer
Sources: Reste J.F, Action politique, économique et sociale en A.E.F, 1938
  Hervé Brisset Guibert, Guide de Lecture. Inédit. 1990
Crédits Photos : Archives Nationales d’Outre Mer – Germaine Krull – FR CAOM 30Fi72/1
   © Guillaume Gambaro (2009)
Rédacteur(s) :  Guillaume Gambaro
Hier : 1943

© Archives Nationales d’Outre Mer – Germaine Krull – FR CAOM 30Fi72/1

Aujourd’hui :

© Guillaume Gambaro. 2009

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Historique :

En 1938, a lieu la foire d’exposition de Brazzaville. L’architecte Roger Erell réalise ce Palais de l’Artisanat pour l’occasion, dont seul le pavillon d’entrée reste conservé. (Reste J.F (1938), Action politique, économique et sociale en A.E.F. )
En 1970, une fresque en céramique représentant l’histoire de l’Afrique et du Congo fut posée sur le fronton.
Depuis 2006, une statue, (« Ba ou l’esprit des pharaons »), don du gouvernement égyptien se trouve devant le fronton. Elle est l’œuvre du sculpteur Hassan Hesmmat.

Description :

A :
En bas, de part et d’autre, la fresque montre des villages et des paysages durant la période pré-coloniale. A la fin du XVème siècle, le Sud de la République du Congo se partageait en trois petits états (Loango, Kakongo, Ngoyo) vassaux du grand empire Kongo dont la capitale était Mbanza-Kongo, aujourd’hui Sao-Salvador au Nord de l’Angola.

B :
Entre 1704 et 1706, une jeune femme originaire du Nord du Kongo, sous l’occupation portugaise, prêche à travers le pays pour libérer le Kongo et restaurer le roi. Cette jeune chrétienne qui se disait envoyée de Dieu se serait appelée Dona Béatriz et fut surnommée Kimpa Vita (ou Chimpa Vita).  Elle fut brûlée par l’Inquisition portugaise en 1706. Elle est ici représentée criant « Etumba ! » (Liberté) au milieu de soldats portugais.

C :
En relation avec la représentation de Chimpa Vita est représentée ici la résistance à la colonisation portugaise.

D :
On peut voir une caravane d’esclaves enchainés partant pour Loango sur la côte Atlantique et destinés à rejoindre les Antilles, le Brésil ou la côte Nord Américaine. Impulsé par les portugais au XVIème siècle, le commerce d’Hommes fut ensuite reprit par les anglais et les français. Au XVIIIème siècle, le royaume de Loango servait essentiellement de relais pour la traitre des esclaves.

E :
Pierre Savorgnan de Brazza est reçu par le roi Makoko à Mbé. Ce dernier est assis sur son coussin sacré (Likuba) et porte le « Mullwa a Mpu », collier dont le nombre de dentelures précise le rang de celui qui le porte. Makoko est entouré de sa cour, dans une case semi-cylindrique typique du peuple Téké. C’est de cette rencontre qu’un traité fut signé établissant la France de ce côté du fleuve Congo.

F :
En 1885, la conférence de Berlin voit les grandes puissances coloniales européennes se partager l’Afrique en définissant leurs frontières. Les présences Belge et Française au Sud et au Nord du Pool sont entérinées et séparent de fait les populations de l’ancien royaume Téké. L’enclave de Cabinda est retirée à la France au profit du Portugal.

G :
Nous voyons ici les débuts de l’activité coloniale française autour de 1900. Sur la partie droite sont représentées les exploitations agricoles ainsi que transport des marchandises par des porteurs sur la route des caravanes du Pool à Loango ; la navigation n’étant plus possible sur le fleuve Congo.  On remarque aussi la présence des premiers petits navires européens sur le Congo. Sur la partie gauche est mis en avant l’électrification du Congo et la présence du chemin de fer.

H :
Symbolisé par des têtes de mort, les travailleurs forcés viennent livrer leur production au colon contre un faible salaire.

I :
Le 15 Aout 1960, l’abbé Fulbert Youlou devient le premier président du Congo indépendant.

J :
La population se soulève contre l’Impérialisme.

K :
Le peuple congolais se soulève. Les hommes sont à gauche, les femmes à droite.

L :
Les 13, 14 et 15 Aout 1963 a lieu la Révolution des Trois Glorieuses. A la suite d’un décret du 6 Aout signé par le président Youlou interdisant « toute réunions publiques (…) jusqu’à la mise en place du parti unique », la population se met en grève sous l’appel des organisations syndicales. Elle décide de libérer des syndicalistes enfermés à la prison du Tchad (voir N) mais la police tira sur la foule et fit 3 morts. Dès lors la révolution débuta et le peuple menaça de marcher sur le Palais présidentiel gardé par les forces françaises.

Le 15 Aout, la foule se retrouva au Marché Total de Bacongo et à Poto-Poto et marcha sans heurts vers le Palais du Peuple. Fulbert Youlou signa sa démission le jour même (ici représenté).

M :
Patrice Lumumba, révolutionnaire au Zaïre et assassiné en 1961.

N :
Prise de la prison du Tchad à Brazzaville, le 13 Aout 1963 lors de la Révolution des Trois Glorieuses.

O :
Le peuple se dirige vers le pouvoir.

P :
En 1969, le Congo adopte le drapeau rouge.

Q :
A l’intérieur d’une étoile rouge, le peuple est représenté entrain de se diriger vers le socialisme. Le Congo d’aujourd’hui est représenté avec une société moderne et des réalisations révolutionnaires.

Inspiré de, Hervé Brisset Guibert, Guide de Lecture. Inédit. 1990.

 

 

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