Cimetière Hollandais

sept 24, 2011   //   par Guillaume GAMBARO   //   Retourner à la catégorie : Brazzaville, Index Général  //  Commentaires fermés
Appellation courante : Cimetière Hollandais
Autre(s) appellation(s) :  Inconnue
Année :  1893
Période :  Dernier quart XIXème siècle
Auteur :  Inconnu
Adresse :  Nouveau Port
Quartier :  
Arrondissement :  Poto-Poto
Dénomination/ Type Fonctionnel:  Cimetière
Commanditaire/ Maitre d’Ouvrage :  N.A.H.V (Nieuwe Afrikaansche Handels Vennotschap)
Matériaux Mur :  Briques
Matériaux Toit :  Briques
Archives :  Inconnues
Sources:  Jean Pierre Banzouzi, L’histoire du Congo à travers les rues de Brazzaville in http://horizon.documentation.ird.fr
   Jean Pierre Banzouzi (entretien Mars 2009)
   Princia Indeou, La mairie réhabilite  le cimetière des  Hollandais à Brazzaville in www.congo-site.com
Crédits Photos :  © Guillaume Gambaro (2009)
Rédacteur(s) :  Guillaume Gambaro
Hier :
Aujourd’hui :

Guillaume Gambaro. 2009

Historique :

Ce cimetière perdu le long du Beach, dans l’enceinte même du Port autonome de Brazzaville, rappelle la présence d’une concession de la fin du XIXème siècle ;  la N.A.H.V (Nieuwe Afrikaansche Handels Vennotschap). Cette concession hollandaise fut obtenue en 1888 et s’étend 10 ans plus tard sur près d’un kilomètre de long à l’emplacement du Beach actuel.

Les Hollandais présents, furent ainsi parmi les premiers Européens (si ce n’est les premiers) à mourir sur le sol brazzavillois et à y être enterrés. (Banzouzi, L’histoire du Congo à travers les rues de Brazzaville)

En 1950,  le cimetière fut menacé d’expropriation pour l’extension du port mais le projet avorta grâce à l’intervention du consul général des Pays Bas, Van Den Brandeler. (Princia Indeou, www.congo-site.com )

Dans les années 2000, différents projets visèrent à déplacer les sépultures se trouvant au centre ville de Brazzaville afin de construire à leurs emplacements. (Marchand Guillaume). Mais le cimetière hollandais semblait alors avoir été oublié.

L’enquête menée en Mai 2009 au près de la population a montré le vif intérêt pour le cimetière. Ce dernier était totalement inconnu des jeunes générations vivant notamment dans le sud de la ville. Les autorités locales furent elles aussi interloquées par la présence d’un tel héritage au sein même du port autonome de Brazzaville.

Le 27 Août 2009, le maire de la ville, Hugues Nguélondélé, lança des travaux de réhabilitation du cimetière dans le cadre «  de la modernisation et de la création des sites culturels, historiques et touristiques en République du Congo conformément au plan d’action culturelle du conseil municipal ». (Princia Indeou, www.congo-site.com ). L’objectif étant de créer une enceinte de sécurité pour le site avec une grille d’entrée et de sauvegarder les tombes.

Description :

Le cimetière hollandais comporte 17 tombes réalisées en briques, datant de 1893 à 1920. À l’une des entrées, on trouve les armoiries du royaume des Pays Bas et la devise « je maintiendrai ».

Le cimetière comporte aussi en son sein des manguiers centenaires faisant face au fleuve Congo, faisant du site un havre de paix au sein de l’activité du port.

Extraits :

«Il est tout à fait juste que ce cimetière soit rénové, car il nous lie à l’Europe, à l’histoire et à la modernité. A l’instar de ce site, nous réhabiliterons également la fontaine de Bacongo (2e arrondissement) et d’autres lieux culturels».  (Hugues Nguélondélé, maire de Brazzaville. www.congo-site.com)

 

 

Rubrique commentaires fermée.